Comment je me suis retrouvée à pleurer dans les toilettes d’une entreprise du CAC 40

femme qui regarde dans le vide

été 2017, j’ai mon Master. Lancer de chapeau sur le perron pour la photo, check. Diplôme encadré, check. J’ai tout ! Et quand je commence à travailler dans ma première grande entreprise – une entreprise du CAC40 – je me dit « Ok, je l’ai fait. J’y suis arrivé, c’est ce que je voulais et c’est bon, je l’ai ! »

Je suis super contente ! Ravie même ! Fière que ma famille soit fière. Ma mère n’en peut plus de répéter que je travaille là-bas. Elle qui veut le meilleur pour moi.

Et en vérité… au bout de deux mois, je commence à m’ennuyer sévère. Genre vraiment sévère. Les tâches sont plutôt répétitives et que je travaille ou non, ce n’est pas ce que je fais qui va révolutionner le game ou changer la vie de mes collaborateurs. Mais je fais mon travail… et puis j’ai la sécurité d’un emploi stable. Je me rassure en me disant ce n’est pas si mal au fond : franchement il y a pire comme situation…

C’est là que je commence petit à petit, sans trop m’en rendre compte, à travailler moins efficacement. Dès que quelque chose va un peu de travers dans ma vie, je n’arrive plus à me concentrer. Ça paraît pas grand chose comme ça, mais en fait… En fait c’est déprimant ! Les tâches les plus simples deviennent une montagne à gravir. Je suis fatiguée, je dors mal. Je pleure souvent, même parfois dans les toilettes pour qu’on ne me voit pas.

Et un jour, lors d’une discussion autour d’un très bon déjeuner avec mes collègues dans notre belle cafétéria art déco, je réalise que dans mon service, il y a au moins 4 personnes sous anti-dépresseurs. 4… la sentence. Et là je me dis : 4, ça veut dire que 4 en parlent… Et que potentiellement, il y en a d’autres… Parce que je vois mal mes collègues clamer haut et fort “Je suis sous anti-dépresseurs et alors ?!” : pas évident d’admettre que ça ne va pas quand vous avez tout pour être heureux. Ou presque…

Et là quelque chose en moi dit : ok. En fait juste non. Là ce n’est pas possible. Je ne veux pas me retrouver à 40 ans à bosser dans un open space, sous anti-dépresseurs.

Mais j’ai peur bien sûr, de quitter cette boîte. Parce que les avantages sont nombreux. Vraiment très nombreux. Et le salaire, plus que confortable. À la fin de mon contrat, j’essaye même d’y rester sans grande conviction. Tellement je suis dans ce confort et ce train-train-quotidien. J’ai l’impression que rien sans tout cela n’est possible. Que rien n’existe en dehors de cela. Je suis prisonnière dans mes habitudes et l’inconnu est inquiétant… Mes tentatives pour rester là-bas ne fonctionnent pas évidemment.

Mon contrat se termine et je commence à chercher du travail, sans grande conviction encore une fois. Forcément. Je suis séchée. Mon corps dit stop. Je suis incapable de me montrer sous mon meilleur jour dans un entretien…

C’est là que je décide de prendre une année sabbatique. Celle que je n’ai pas eue après mon bac. Cela me permet de reprendre un peu mon souffle. Je fais tout ce qui me plait pendant 1 an et je commence petit à petit à donner des conseils à mes proches sur leur communication.

Puis la fin du chômage arrive. J’ai créé mon entreprise mais le facteur d’incertitude est pesant. Pas facile de bosser seule et sans salaire fixe quand on n’y a pas été habituée. Mes saboteurs reviennent au galop chaque fois que j’essaie de me concentrer… Dans mes pires cauchemars, je deviens SDF ou plus personne ne veut travailler avec moi.

C’est à ce moment-là que je commence à participer à des cercles de femmes. De plus en plus de cercles de femmes. Et c’est fou !

C’est fou le soutien que je peux y trouver. Le nœud dans ma poitrine qui se défait quand je parle dans cette écoute bienveillante et protectrice. Je suis ravie. Nourrie. Protégée. Je me sens en sécurité. Enfin j’ai des clés pour dépasser les blocages accumulés pendant cette période difficile. Je sais comment prendre confiance alors que je passe du salariat à l’entreprenariat. Cela m’apporte tellement que je commence à organiser moi-même des cercles. Beaucoup de cercles !

Je prends conscience de ma valeur et de ma puissance, de tout ce à quoi je peux contribuer dans ce monde. Et j’ose plus. Cela me donne une force extraordinaire ! Je démarche mes premiers clients et j’obtiens mes premiers contrats ! Il y a encore beaucoup à faire mais désormais je sais que je peux compter sur moi, sur mes talents en marketing et sur la puissance de ces espaces

Et je me dis que ce qui serait génial, c’est les mêmes espaces mais où l’on aborderait des problèmes du business, entre businesswomen ! Ce serait fou !

C’est comme ça que me vient l’idée d’un accompagnement de groupe spécialement conçu pour les entrepreneuses. Toutes celles qui veulent passer un cap dans leur activité professionnelle, CE potentiel là, je veux l’exploiter dans le business au service des femmes : créer des cercles de femmes spécialement conçus pour les entrepreneuses, y apporter mes compétences pour passer un cap dans son business et atteindre des résultats fantastiques ensemble !

Pour m’assurer que ce soit exactement ce qui leur faut, j’ai un appel avec chacune de celles qui veulent avancer avec moi, pour faire le point sur là où elles en sont et valider si on peut parcourir ce chemin ensemble.

Si tu sens que c’est le moment pour toi de franchir cette étape dans ton activité tu peux me contacter

– LOVE SUR TA JOURNÉE –

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